Patrimoine

Patrimoine

Patrimoine historique

Le patrimoine historique de Bouillante est peu visible.
On croisera monument aux morts de la guerre, monument aux esclaves, églises et bâtiments administratifs. Sur les routes, nombreuses sont les cases en bois traditionnelles, le plus souvent à l’abandon. Quand aux habitations, restent les maisons de maîtres, toutes privées, noyées dans le paysage urbain plus moderne, ou réhabilitées. Aucune n’est ouverte au public sauf les trois maisons rénovées inscrites au patrimoine de France.

Les maisons de maître

Quatre habitations privées peuvent être visitées officiellement lors des journées du patrimoine de France :

  • L’Habitation La Lise située en bord de la route nationale et qui possède de nombreuses bâtisses industrielles, ce qui est rare en Guadeloupe.
  • L’Habitation Muscade et l’Habitation Thomas-L’Ermitage où seules subsistent les maisons de maître, entièrement rénovées à l’identique par des propriétaires motivés.
  • L’Habitation Massieux et la Grange Bello sont aussi de belles maisons de maître privées. L’Habitation Massieux est convertie en gîte et la Grange Bello propose des animations sur des thèmes de la vie des plantations de temps en temps.

Les bâtiments remarquables

Quelques bâtiments peuvent intéresser les amateurs d’architecture.

  • Les bureaux de l’Office de Tourisme du bourg de Bouillante sont installés dans une ancienne prison.
  • L’ancienne Mairie, la Maison des Ancien est une ancienne maison de bois urbaine typique.
  • L’église du bourg est assez belle pour la région bien que l’église d’origine ait disparu.
  • L’ancienne chapelle de Pigeon, située à coté de la nouvelle grande église (route de l’Anse à Sable) a été construite par l’architecte Ali Thur.

Les ruines et autres vestiges

On peut encore voir des canons de batterie de l’époque coloniale le long de la côte : à Anse à la Barque à coté du phare jaune, à la Pointe Lézarde, au dessus du bourg.
A Anse à la Barque, au fond de la cocoteraie, reste deux bassins d’une indigoterie (fabrication de la teinture d’indigo).
Derrière l’église de Pigeon subsistent quelques vestiges du presbytère et d’un mur de prison.
Devant l’église, un monument aux esclaves où siège un buste peint sur pierre de Louis Delgrès, soldat révolté contre le rétablissement de l’esclavage par Napoléon 1er.

Patrimoine culturel

Autres que les bâtiments et leurs histoires, reste la culture créole.
Ainsi, le tambour appelé Gwo Ka (Gros Quart) fabriqué en bois et peau de "cabrit créole" servait de rythme aux histoires que se racontaient les esclaves lors de leur temps libre. Aujourd’hui, le Léwoz (Les Roses) est une cérémonie musicale plus codée qui perpétue cette tradition d’histoires contées en dansant.
Certains disent même que les premiers tambours guadeloupéens auraient résonné à Bouillante.
Il reste tout de même l’un des meilleurs fabricants de Gwo Ka à Bouillante.
Plus moderne, la musique des groupes amateurs de Bouillante s’inspire aussi de la musique jamaïcaine, voire américaine.
Quant aux arts visuels, peintres et artisans de la nature viennent de Bouillante ou habitent Bouillante. Le plus célèbre peintre est surnommé Picasso, ancien gendarme, que l’on croise sur nos routes avec son sifflet, faisant semblant de faire la circulation. Nombre de ses paquebots ornent nos murs.
D’autres peintres locaux suivent ses traces ou inventent leur propre art.
Un écrivain réside aussi à Bouillante et nous fait (re)vivre les légendes de l’empire de Mû au travers d’un jeune Bouillantais.