Anse à la Barque

Anse à la Barque

A la frontière de Bouillante et Vieux-Habitants, l’Anse-à-la-Barque, mouillage anticyclonique, est un site magnifique qui abrite des vestiges historiques, sur terre comme en mer.


Anse à la Barque, port naturel

Anse à la Barque : ancienne mises à l'eau
L’Anse-à-la-Barque est d’abord un refuge naturel exploité bien avant la colonisation française, au temps de la colonisation espagnole puis des corsaires.
Les premiers colons français exploitent le site dès les débuts de la colonisation française et devient rapidement port et une zone de carénage (entretien des bateaux hors de l’eau) pour les bateaux.


Anse à la Barque : épave de corvette
Les épaves de deux corvettes napoléoniennes reposent dans l’anse entre 2 et 7 mètres de fond, avec nos palmes, masques et tubas ont peut aisément voir les ponts et canons au fond.
Ces corvettes ont été sabordées sous la menace anglaise en 1809.


Phare jaune construit à l'emplacement de l'ancienne batterie
Le phare jaune du côté de Bouillante : sur les hauteurs de l’anse, le phare est construit à l’emplacement de l’ancienne batterie, des restes de canons font face à la mer.
On y accède du Point de vue sur la route, côté nord. Le long du chemin, il reste les épaves du matériel de débarquement des marchandises.


Côté mangrove : bassin de l'ancienne indigoterie
L’arrière terrestre de l’Anse est une mangrove au sein d’une cocoteraie où les ruines d’une ancienne indigoterie datant du milieu du XVIIe siècle, sont toujours visibles.
Une indigoterie fabriquait la teinture indigo à partir d’une plante fermentée dans divers bassins d’eau douce. Elle utilisait les esclaves comme main d’œuvre.


Entretien du site

Plantation avec l'association Nature Kulture 971 de Bouillante
A l’initiative du Parc National de la Guadeloupe, avec la collaboration des mairies de Vieux-Habitants et Bouillante, des associations et entreprises locales, le site a été nettoyé en 2010, débarrassé des déchets et encombrants.
une trentaine d’arbres ont été plantés (raisin bord de mer, amandier, cocotier, manguier) afin de maintenir l’écosystème du site (associations Epicea et Nature Kulture 971).
Une plage de sable en cours de formation : les coraux morts (blancs) brassés par la mer deviendront du sable.